Articolo 528
…profondamente…
A partire da oggi, almeno in Italia, non c’è più l’obbligo di “indossare” la mascherina all’aperto. E’ una magra consolazione, ma piuttosto di niente …
La mascherina purtroppo è diventata un elemento quasi insostituibile che si è imposto nel nostro modo di vivere con una violenza inaudita. E’ diventata essenziale come un vestito, ma nasconde una delle cose più belle che l’essere umano possiede : il sorriso… E’ diventata anche il simbolo della nostra sconfitta… perché ci siamo tolti la cosa più preziosa : l’aria !!
E allora non esiste cosa migliore che percorrere la prima strada che l’auto sceglie… salire, salire al di sopra delle testimonianze umane dove la natura è la protagonista assoluta.
Che meraviglia : quassù il tempo non si conta, si vive istante per istante ed il silenzio si fa assordante, fra prati luccicanti di rugiada e cieli trasparenti, fra monti avvolti dalle foschie del mattino e la brezza cristallina. Quassù si perde la memoria di essere umani, solo i camosci te lo ricordano, e la civiltà scompare al di là dei raggi di sole che colpiscono il cuore bisognoso di purezza. Qui tutto è serenità e completezza : i fiori ballano, gli uccelli cinguettano ed il nulla è tutto.
E’ bello appartenere a questo mondo, almeno per un po’ …
Article 528
Respirer… profondément…
A partir d’aujourd’hui, au moins en Italie, il n’y a plus l’obligation de “porter” le masque à l’extérieur. C’est une petite consolation, mais plutôt que rien…
Malheureusement, le masque est devenu un élément presque irremplaçable qui s’est imposé à notre mode de vie avec une violence sans précédent. Elle est devenue aussi indispensable qu’une robe, mais elle cache l’une des plus belles choses que l’être humain ait : le sourire… Elle est devenue aussi le symbole de notre défaite… car nous nous sommes enlevé la chose la plus précieuse : l’air !!
Alors il n’y a rien de mieux que d’emprunter la première route que choisit la voiture… grimper, grimper au-dessus des témoignages humains où la nature est le protagoniste absolu.
Quelle merveille : ici le temps ne se compte pas, on vit à chaque instant et le silence devient assourdissant, entre prairies scintillantes de rosée et ciels transparents, entre montagnes enveloppées de brumes matinales et de brise cristalline. Là-haut le souvenir d’être humain se perd, seuls les chamois le rappellent, et la civilisation disparaît au-delà des rayons du soleil qui frappent le cœur besogneux de pureté. Ici tout est sérénité et plénitude : les fleurs dansent, les oiseaux gazouillent et le rien est tout.
C’est agréable d’appartenir à ce monde, au moins pour un moment…
La strada sale e lascia la civiltà dietro di lei…
La route monte et laisse la civilisation derrière elle…
Un osservatorio, quasi un trono nel cielo ; un segno umano accettabile quassù…
Un observatoire, presque un trône dans le ciel ; un signe humain acceptable ici …
…ma al di là, ecco l’infinito… – … mais au-delà, voici l’infini…
…dove i punti cardinali sono solamente una scritta sulla pietra…
…où les points cardinaux ne sont qu’une inscription sur la pierre…
E’ quasi impossibile ricordare cosa c’è laggiù.
Il est presque impossible de se souvenir de ce qu’il y a là-bas.
Il benvenuto del sole… – Le bienvenue du soleil…
…e la luna se ne va con un arrivederci ! – … et la lune s’en va avec un au revoir !
La natura è una sfera infinita il cui centro è ovunque e la circonferenza in nessun luogo.
La nature est une sphère infinie dont le centre est partout et la circonférence est nulle part.
(Blaise Pascal)
Non basta guardare. Occorre guardare con occhi che vogliono vedere, che credono in quello che vedono.
Il ne suffit pas de regarder. Il faut regarder avec des yeux qui veulent voir, qui croient en ce qu’ils voient.
(Galileo Galilei)
Gli incontri che cambiano la vita sono quelli senza appuntamento.
Les rencontres qui changent la vie sont celles sans rendez-vous.
(Rudy Zerbi)
